
Je me revois encore, ce matin la où ma vie a basculée.
Ce matin où après une nuit blanche qui m’envola
jusqu'à 10 heures du matin sur cette bouillie sonore
et visuelle qu’est Gun-head, j’ai décidé
de prendre les armes pour ce que je jugeais et que je juge
toujours comme ma seule raison d’être.
Armé de mon panneau de modération, de mon clavier
et ma connexion Internet j’allais prendre le chemin
de la croisade.
Peu importe le temps qui s’écoulera
sous les ponts,
je me battrais jusqu'à la mort pour affirmer mon opinion.
Intégriste du jeu vidéo, je ne supporte plus
les torchons de la presse,
et tous ces sites de débutants me stressent .
Je brandis mon pad noir et sous mon étendard pour de
bon,
Avec les miens je forme l’école de la nec en
carton .
Je crée mon bastion sur mes terres,
Et ainsi j’instaure mes règles d’une poignée
de fer.
Mon forum est la référence et mes goûts
sont les meilleurs,
Si tu ne m’écoutes pas je saurais te faire peur.
S'il faut sacrifier ta famille pour te faire t’agenouiller,
Je ne prendrais aucune réserve pour te faire plier.
Le rédacteur est l’ennemi à
abattre,
Sur la toile je vais briser son intégrité en
quatre.
Je deviens célèbre sur le net par mes actes
Et c’est ainsi que le noob court entre mes pattes.
Je deviens puissant et respecté dans le milieu
On me copie et on adule la nec car ça fait mieux.
J’endoctrine la masse et mon école
est bien en place,
Les petits résistants venant sur mes terres, je les
casse.
Je suis le dieu de mon milieu, et quand on vient,
C’est toujours en rampant et en me disant du bien.
Petits avatars minables, à mes yeux, joueurs exécrables,
Mais je les garde et les flatte, cela me rend plus stable.
2 mois passés, et l’école
de la nec en carton,
grâce à des accusations inventés, à
conquis tout les bastions.
2 ans passés et l’école de la nec en carton
c’était bien beau, j’avais gagné,
mais maintenant le sablier s’est écoulé,
les gens ont évolués,
Maintenant ma petite cour me crache dans le dos, je prend
l’eau,
Mes bouffons, mes troubadours, ils ont tous lâché
la nec duo.
Ceux que j’avais brisés, démolis,
et complètement annihilés,
Laissés pour mort, ils commencent à revenir
me hanter.
Mon esprit doute, mes genoux font tic toc, ma voix tremble,
Le spectre s’enroule, je chie dans mon froc, j’ai
les glandes.
Retranché dans la dernière salle de mon école,
je me sens seul.
J’ai que dalle, je chie dans la colle, mais je fermerai
pas ma gueule.
Même si j’ai tort, même
si tout me lâche, je me clashe !
Encore et encore, j’ai pas peur de passer pour une tâche.
Je suis parti en croisade pour l’éternité,
ma folie me pousse à continuer,
Même si on me tend la main pour arrêter, mon orgueil
refusera la pitié.
Ma raison d’exister ? l’école de la
nec en carton pour l’éternité.
Jamais j’apprendrais à savoir fermer ma gueule !
Quitte à finir par parler tout seul …
Je me revois encore ce matin la, à l’époque
où rien n’avait encore commencé.
Où j’étais bien tranquille à jouer
dans mon canapé. Mais maintenant plus de temps pour
les regrets.
Ma folie m’a bouffé, je suis tout seul, peu importe
si j’ouvre ou je ferme ma gueule, je reste tout seul
.
EvilK666HARDCORETidus